KINSHASA, — Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a confirmé jeudi l’ instrumentalisation de la communauté Banyamulenge par le Rwanda pour justifier son implication dans le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, lors d’un briefing de presse à Kinshasa.

Selon lui, les rebelles du M23/AFC, soutenus par Kigali, ont contraint des civils banyamulenge à quitter Uvira en février, tout en menant des exactions imputées ensuite aux forces gouvernementales.

Jean Jacques Purusi, gouverneur du Sud-Kivu. Photo min. Com et médias

« La première tactique est d’intimider (…) torturer, violer, enlever et tuer pour forcer les populations à suivre », a déclaré Purusi, évoquant une stratégie visant à « terroriser » les civils et faciliter leur déplacement forcé.

Le gouverneur a également affirmé que des écoles, notamment dans des quartiers à forte population banyamulenge, avaient été piégées par des mines antipersonnel.

« Il suffisait de bouger un pupitre pour que toute l’école explose (…) et que cela soit attribué aux FARDC », a-t-il dit, saluant l’intervention de l’armée qui aurait permis d’éviter « des dégâts importants ».

Purusi a insisté sur la coexistence pacifique entre communautés au Sud-Kivu.

« Les Banyamulenge vivent très bien (…) ils vont à l’école, au marché, aux champs comme tous les autres », a-t-il assuré.

Il a ajouté que toutes les communautés, y compris les Banyamulenge, sont représentées au sein des forces armées congolaises engagées contre les groupes rebelles.

Enfin, le gouverneur s’est dit confiant quant à l’issue du conflit.

« En dix-huit confrontations, nous avons gagné partout », a-t-il affirmé, appelant la population à soutenir l’armée pour restaurer l’intégrité territoriale du pays.

Par LeJour

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