KINSHASA, — Kinshasa s’apprête à changer d’échelle énergétique. Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a validé vendredi, en Conseil des ministres, le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kinsuka, d’une capacité annoncée de 900 mégawatts, selon des sources officielles.
Porté par Lake Energy, société de l’entrepreneur congolais Yves Kabongo, en partenariat avec le Groupe Forrest via sa filiale Congo Energy, le projet est présenté comme l’un des plus ambitieux jamais engagés dans la capitale. Les promoteurs assurent que l’ensemble des procédures administratives requises a d’ores et déjà été bouclé.
« La centrale de Kinsuka marque un tournant stratégique pour la souveraineté énergétique de la RDC », a déclaré un membre du gouvernement à l’issue du Conseil.
Le coût global du chantier est estimé à 2,8 milliards de dollars américains, pour une durée de réalisation projetée de cinq ans. À terme, l’infrastructure devrait produire en moyenne 7.450 gigawattheures par an, une capacité jugée suffisante pour transformer durablement l’alimentation électrique de Kinshasa et soutenir l’essor industriel.
La capitale congolaise fait face depuis des décennies à un déficit énergétique chronique, affectant aussi bien les ménages que les entreprises. Selon le ministère des Mines, la centrale de Kinsuka permettra d’améliorer la stabilité de l’électricité, de renforcer la sécurité énergétique nationale grâce à une source renouvelable compétitive et de contribuer aux objectifs du Compact énergétique RDC.
« Il s’agit d’un projet structurant, capable de soutenir la croissance économique et l’accès universel à l’électricité », souligne une source proche du dossier.
Déjà validé sur le plan administratif, le projet attend désormais un accompagnement politique et institutionnel renforcé pour entrer dans sa phase opérationnelle.
