PARIS, – Les États-Unis ont adopté un ton nettement plus ferme à l’égard du Rwanda concernant la résurgence des violences dans l’est de la République démocratique du Congo, lors d’une intervention remarquée de Massad Boulos sur France 24.

Conseiller principal américain pour l’Afrique, Massad Boulos a clairement désigné Kigali et la rébellion du M23 comme principaux responsables de la dégradation sécuritaire.

« Le Rwanda et le M23 portent la responsabilité principale de la reprise des violences », a-t-il affirmé, ajoutant que Washington dispose « d’éléments crédibles établissant un lien direct » entre Kigali et les rebelles.

Ces déclarations marquent une rupture avec la prudence diplomatique observée ces derniers mois par Washington. Selon M. Boulos, les engagements pris dans le cadre des processus régionaux ont été ignorés, suscitant une vive déception américaine.

« Nous sommes profondément déçus par l’évolution de la situation et par le non-respect des engagements pris », a-t-il insisté.

Le responsable américain a également averti que les sanctions déjà imposées ne relevaient pas d’un simple signal politique.

« Les sanctions américaines ne sont pas symboliques. Elles peuvent être renforcées ou élargies si la situation ne change pas », a-t-il prévenu.

Washington appelle à une désescalade immédiate, exigeant la fin de tout soutien au M23, le respect strict des accords de cessez-le-feu et une relance crédible du processus de paix.

« Nous voulons une solution diplomatique, mais la patience américaine a des limites », a conclu Massad Boulos.

Ce positionnement traduit un tournant stratégique : les États-Unis assument désormais publiquement une ligne plus dure, plaçant Kigali face à ses responsabilités dans un conflit qui continue de déstabiliser la région des Grands Lacs.

Par LeJour

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