MBUJIMAYI — Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a échangé mercredi avec les étudiants de la faculté de droit de l’Université officielle de Mbujimayi, au chef-lieu du Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo, autour des réformes dans le secteur de la Justice et de la situation sécuritaire dans l’Est du pays et ses implications judiciaires.

Ouvrant la rencontre, le secrétaire général académique chargé de la recherche, Hubert Mukendi Mpinga, a salué la visite du ministre et mis en avant la contribution de l’université à la formation des cadres judiciaires.
« Lors de récents concours des magistrats, notre université a aligné une centaine de candidats, dont un lauréat. Il va de soi que la République puisse compter sur les cadres formés au sein de cette université », a-t-il déclaré.
Le doyen de la faculté de droit, le professeur Dezzy Mukebayi, a précisé que l’échange visait à rapprocher le monde académique des réformes en cours.

« La rencontre de ce jour se veut un cadre d’échanges francs, constructifs et républicains (…) pour garantir un accès effectif, équitable et indépendant à la justice », a-t-il affirmé.
Prenant la parole, M. Ngefa a exposé aux étudiants les implications juridiques du conflit armé dans l’est du pays, soulignant la coexistence du droit international humanitaire et du droit pénal dans un contexte qualifié d’« hybride ».

« Il est extrêmement important, lorsque vous allez rédiger vos mémoires, de tenir compte de ce régime juridique hybride », a-t-il insisté.
Les étudiants ont posé des questions sur l’administration de la justice, les injustices dans l’accès à certains barreaux pour les avocats ressortissants de l’Université officielle de Mbujimayi et les conditions de travail des magistrats. Des préoccupations auxquelles a répondu le ministre Ngefa dans une ambiance conviviale.
