WASHINGTON, — Les États-Unis haussent le ton. Dans un communiqué publié lundi, au langage sans équivoque, le Trésor américain somme Kigali de retirer sans délai son arsenal militaire de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), estimant que les avancées sur Goma, Bukavu et plusieurs sites miniers stratégiques n’auraient pas été possibles sans le soutien des Forces de défense rwandaises.

Au cœur de cette mise en garde : la volonté affichée de Washington d’imposer le respect strict des engagements pris dans le cadre des accords de Washington. Et le message est martelé au plus haut niveau.

« Le président Trump est le président de la paix, et le Trésor utilisera tous les moyens à sa disposition pour s’assurer que les parties aux accords de Washington respectent leurs obligations », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent.

« Nous exigeons le retrait immédiat des troupes, des armes et du matériel des Forces de défense rwandaises de l’Est de la RDC », a-t-il insisté.

Washington met la pression

Cette déclaration place le Rwanda face à une exigence claire : retirer son dispositif militaire, considéré par les autorités américaines comme un facteur déterminant dans les offensives ayant conduit à la prise de Goma, Bukavu et de zones minières stratégiques riches en minerais critiques.

À Washington, le ton ne laisse place à aucune ambiguïté. L’administration du président Donald Trump veut se poser en garante de la stabilité régionale et affirme qu’elle n’hésitera pas à mobiliser « tous les moyens » à sa disposition — un signal fort qui inclu des sanctions économiques et financières.

Une ligne rouge américaine

En liant explicitement le retrait des troupes au respect des accords de Washington, les États-Unis envoient un message diplomatique musclé : toute présence militaire rwandaise en territoire congolais est désormais perçue comme incompatible avec les engagements pris.

Cette position marque un durcissement notable. Elle intervient dans un contexte où l’Est de la RDC demeure un épicentre de tensions régionales, mêlant enjeux sécuritaires et contrôle de ressources minières stratégiques.

Par LeJour

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