KINSHASA, — Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé mercredi suivre avec « la plus grande attention » les explosions survenues à l’aube dans la ville de Goma, dans l’est du pays, qui ont fait plusieurs victimes et provoqué d’importants dégâts matériels.
Dans un communiqué publié à Kinshasa, les autorités ont exprimé leur profonde tristesse face aux pertes humaines, confirmant notamment la mort de Karine Buisset, ressortissante française travaillant pour UNICEF en République démocratique du Congo.
« Le Gouvernement exprime sa profonde tristesse à la suite des pertes en vies humaines rapportées », indique le communiqué officiel, qui présente ses condoléances à la famille de la victime, à ses proches, au gouvernement français ainsi qu’à l’ensemble de la communauté humanitaire.
Les circonstances exactes des explosions restent pour l’heure inconnues. Selon les autorités congolaises, les incidents se sont produits dans des zones occupées par les rebelles du mouvement AFC/M23 soutenus par le Rwanda.
« Les circonstances exactes de ces incidents ainsi que l’origine des explosions signalées font actuellement l’objet d’enquêtes par les services habilités », précise le gouvernement.
Dans sa déclaration, l’exécutif congolais a également salué le travail des organisations humanitaires présentes dans l’est du pays, qui continuent d’assister les populations civiles malgré un contexte sécuritaire extrêmement difficile.
« Par leur présence et leurs actions de secours aux côtés du peuple congolais, les acteurs humanitaires contribuent à atténuer les souffrances des communautés civiles et à faire progresser la quête de justice pour les victimes », souligne le texte.
Le gouvernement a réaffirmé son attachement au respect du droit international humanitaire, notamment à la protection des civils et du personnel humanitaire.
« La protection des populations civiles et des acteurs humanitaires passe avant tout par le retrait des troupes rwandaises et de leurs supplétifs de l’AFC/M23 des zones du territoire national qu’elles occupent illégalement », affirme-t-il.
Kinshasa indique enfin rester engagé à coopérer avec les Nations unies et ses partenaires internationaux afin d’établir les faits et de renforcer la protection des populations civiles dans l’est du pays.
