KISANGANI,  — L’indemnisation des victimes de la guerre rwando-ougandaise de 2000, dite « guerre des six jours », dans la ville martyre de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo (nord-est de la République démocratique du Congo), va reprendre incessamment, a indiqué Dismas Kitenge, président du conseil d’administration du Fonds pour la réparation et l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (Frivao),  cité par l’ACP.

« L’indemnisation, tant individuelle que collective, va reprendre après l’audit du fichier des victimes », a déclaré M. Kitenge.

Le responsable du Frivao a dénoncé l’instrumentalisation des victimes par certains acteurs qu’il qualifie de mal intentionnés.c

« Il y a une instrumentalisation des victimes par des leaders locaux, certaines associations et des acteurs politiques à des fins de positionnement social, politique et économique », a-t-il accusé.

Selon lui, cette situation alimente les tensions observées entre les victimes et le Frivao.

« La conséquence est que les victimes perçoivent l’audit du fichier comme un retard dans le processus », a-t-il précisé.

Afin d’accélérer ce processus, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, séjourne depuis mardi à Kisangani, siège du Frivao. Il a insisté sur la nécessité d’un audit rigoureux pour garantir une prise en charge équitable des véritables bénéficiaires.

« Un plan de redressement a été mis en place. Le fichier des victimes doit être assaini et examiné par un consultant international et un consultant national. Si le fichier est fiabilisé, l’indemnisation individuelle pourra commencer immédiatement. Dans l’immédiat, nous débuterons par l’indemnisation collective », a déclaré le ministre.

Le ministre Ngefa a également rassuré sur la transparence et la crédibilité du processus.

Par LeJour

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