LUBUMBASHI, — La vente des produits pétroliers connaît des perturbations depuis plusieurs jours à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, où de nombreuses stations-service restent fermées ou fonctionnent à horaires réduits, compliquant l’approvisionnement.

Selon plusieurs opérateurs, cette situation s’inscrit dans le cadre d’une pression sur les autorités en faveur d’une hausse des prix du carburant, alors que l’offre se fait plus rare depuis le début de la guerre dans entre l’Iran et Israël appuyée par les États-Unis.

Dans la ville minière, les automobilistes, en particulier les chauffeurs de taxi et de bus, sont les plus affectés.

« Le carburant coûte de plus en plus cher. Nous ne comprenons rien », a déclaré Gédéon Kalonji, taximan. « 20 litres coûtaient 60.000 francs congolais, mais actuellement c’est 76.000 Fc. Certains vendent même le litre à 4.500 Fc. Ce n’est pas normal. »

La fermeture partielle de plusieurs stations favorise le recours aux circuits informels, où les prix fluctuent selon la disponibilité.

« Ces jours-ci, il y a vraiment des difficultés pour trouver du carburant », a expliqué David Ngoy, chauffeur de transport en commun. « Le litre varie entre 3.700 et 4.000 Fc. C’est compliqué. »

Malgré ces tensions, certaines stations continuent d’appliquer les tarifs officiels. « Ici, le prix est resté à 3.330 Fc », a affirmé un client, Trésor Mwamba.

Aucune communication officielle n’a encore été faite par la Fédération des entreprises du Congo. Toutefois, des discussions seraient en cours avec les autorités pour un éventuel réajustement des prix afin d’éviter une pénurie durable.

Il y a deux semaines, sous la conduite de la Première ministre, le gouvernement avait décidé d’un réajustement des prix des carburants dans la partie ouest du pays afin d’éviter une pénurie et garantir l’approvisionnement.

Par LeJour

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