KINSHASA, — L’Inspection Générale des Mines (IGM) de la République démocratique du Congo a annoncé lundi dans un communiqué consulté par Lejour.net, la création d’une unité paramilitaire, la Garde Minière, destinée à renforcer la sécurité et la gouvernance dans le secteur stratégique des ressources naturelles.
« La volonté du Président de la République, que nous mettons en œuvre, est d’assainir l’ensemble du secteur minier, en éliminant les pratiques contraires à la bonne gouvernance, à la transparence et à la traçabilité des minerais », indique le communiqué.
Selon l’IGM, plus de 20 000 gardes seront progressivement déployés d’ici fin 2028 dans les 22 provinces minières du pays. Un premier contingent de 2 500 à 3 000 recrues sera formé dès 2026, à l’issue d’un processus de sélection jugé rigoureux.
Les recrues suivront six mois d’entraînement intensif en collaboration avec la Maison militaire, avant un premier déploiement opérationnel prévu en décembre 2026. Le programme, doté d’un financement de 100 millions de dollars, bénéficie de partenariats avec les États-Unis et les Émirats arabes unis.
« La Garde Minière contribuera à sécuriser les sites, encadrer le transport des minerais et créer un environnement stable pour les investisseurs » , ajoute le document
À terme, cette unité devrait remplacer progressivement les forces armées actuellement présentes dans les zones minières sensibles.

