KINSHASA, — Les récentes sanctions du Département du Trésor américain visant l’ancien président congolais Joseph Kabila et son entourage suscitent plusieurs réactions au sein de la classe politique congolaise , où elles sont interprétées comme une validation de soupçons anciens.

Dans une tribune publiée dimanche sur son compte X, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a affirmé que « les récentes sanctions (…) ne sont pas de simples mesures administratives ; elles sont le reflet d’une vérité longtemps étouffée par le cynisme diplomatique ».

« La jonction avérée entre Joseph Kabila et le M23 n’est plus une théorie du complot, mais une réalité géopolitique », a-t-il ajouté, estimant que les mesures américaines « viennent valider » ces allégations.

Paluku a également dénoncé « un théâtre d’ombres où le sang du peuple a servi d’encre aux accords secrets » entre Kabila et le Rwanda, évoquant une période marquée par des réseaux opaques et des conflits persistants dans l’est du pays.

Selon lui, ces sanctions reposent sur « des preuves documentées et solides : blanchiment de capitaux, corruption systémique et déstabilisation sécuritaire ».

Ancien gouverneur du Nord-Kivu (2007-2019) et proche collaborateur de Kabila à l’époque, Paluku s’exprime aujourd’hui dans un contexte de tensions accrues dans cette région stratégique.

Par LeJour

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