KINSHASA, — La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et les avancées enregistrées dans le processus de démobilisation, de désarmement et de cantonnement volontaire des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont été au centre des échanges entre le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, et le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi.

Le ministre Anzuluni a été reçu mercredi à Brazzaville en qualité d’Envoyé spécial du président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il était accompagné de Sumbu Sita Mambu, Haut représentant du chef de l’État congolais.

Au cours de cette rencontre, l’émissaire congolais a présenté au président Denis Sassou Nguesso l’évolution du processus engagé depuis la publication du protocole relatif à la reddition volontaire, au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement des combattants des FDLR.

« L’objet de notre rencontre concerne la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, de manière générale. Mais, de manière plus particulière, nous sommes venus rendre compte au Président Denis Sassou Nguesso de l’évolution d’un processus important qui fait partie du processus de paix : celui de la démilitarisation, de la démobilisation et du cantonnement volontaire des combattants du mouvement rwandais, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) », a expliqué Floribert Anzuluni à l’issue de l’audience.

La feuille de route des prochaines étapes

L’émissaire congolais a également présenté au président Sassou Nguesso la feuille de route définissant les prochaines étapes de la mise en œuvre du protocole.

Cette démarche s’inscrit, selon le ministre, dans la volonté de Kinshasa de mobiliser l’appui des partenaires régionaux et internationaux afin de garantir l’aboutissement du processus et de contribuer à une solution durable à la crise sécuritaire qui affecte l’Est de la RDC.

Floribert Anzuluni a, par ailleurs, réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à respecter les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington conclus entre la RDC et le Rwanda sous l’égide des États-Unis d’Amérique.

« Nous faisons tout pour que tout se passe bien. Nous voulons impliquer tous nos partenaires au niveau régional et international pour nous permettre de trouver une solution définitive à cette guerre qui sévit dans l’Est de la RDC depuis des décennies et qui a décimé plusieurs vies », a déclaré le ministre de l’Intégration régionale.

« Aujourd’hui, nous sommes déterminés à en finir. Le Congo est déterminé à mettre fin à cette question des FDLR avec le soutien de ses partenaires afin d’aller de l’avant », a-t-il ajouté.

Kinshasa mise sur l’accompagnement régional

À travers cette démarche, la RDC entend renforcer la mobilisation de ses partenaires autour du processus de paix et obtenir leur accompagnement dans la mise en œuvre des différentes étapes prévues.

La rencontre de Brazzaville intervient ainsi dans le cadre des consultations menées par Kinshasa auprès de ses partenaires régionaux et internationaux pour présenter les avancées du processus et favoriser une implication collective jusqu’à son aboutissement.

Pour le gouvernement congolais, le règlement de la question des groupes armés présents dans l’Est du pays constitue un volet important des efforts visant à parvenir à une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Par LeJour

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