KINSHASA, – Le ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo (RDC), Floribert Anzuluni Isiloketshi, a appelé lundi les États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) à traduire leurs engagements en actions concrètes en faveur de la paix, de la stabilité, de l’intégration économique régionale et du développement durable.
S’exprimant à l’ouverture de la 20ᵉ session ordinaire du Comité interministériel régional (CIMR), en présence du président zambien, Hakainde Hichilema, le ministre congolais, qui préside cet organe exécutif, a insisté sur la nécessité de renforcer l’efficacité de l’institution régionale face aux défis sécuritaires et socio-économiques persistants.

« L’utilité de la CIRGL n’est pas à évaluer à l’aune du nombre des réunions tenues, mais plutôt de la contribution effective de notre institution à la création des conditions de sécurité, de stabilité et de développement durables entre les États membres », a déclaré Floribert Anzuluni, président du CIMR.
Le ministre a notamment déploré la persistance des actes d’agression et des conflits armés dans la région, la dégradation de la situation humanitaire ainsi que la poursuite de l’exploitation illégale des ressources naturelles. Face à ces défis, il a plaidé pour le renforcement des mécanismes régionaux de prévention des conflits, l’amélioration de la gouvernance de la CIRGL et une participation accrue des femmes et des jeunes aux processus de paix.
Ces orientations s’inscrivent dans l’esprit et la lettre de la Déclaration de mise en œuvre du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs.
Dans cette perspective, la RDC envisage d’organiser un forum régional ouvert à la société civile, aux femmes, aux jeunes et au secteur privé, afin de renforcer leur implication dans la mise en œuvre du Pacte de la CIRGL, signé le 15 décembre 2006 à Nairobi.
« La paix et l’intégration économique régionale dans les Grands Lacs africains sont encore possibles », a affirmé le ministre, réitérant ainsi la nécessité d’une mobilisation collective des États membres.
Un responsable congolais nommé Secrétaire exécutif adjoint
Au terme des travaux de lundi, le Comité interministériel régional a validé le recrutement du Congolais Bovy Manzita au poste de Secrétaire exécutif adjoint de la CIRGL. Cette décision constitue un succès diplomatique pour la RDC, qui assure la présidence de l’institution.
Initialement prévues à Kinshasa, les assises ont été délocalisées à Lusaka, en Zambie, en raison de l’épidémie d’Ebola qui touche une partie du territoire congolais.
À travers sa présidence de la CIRGL, la RDC entend ainsi contribuer au renforcement de la coopération entre les États membres et à la recherche de réponses régionales concrètes aux défis de sécurité, de stabilité et de développement dans les Grands Lacs.
