KINSHASA, — Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, est monté au créneau pour répondre aux propos de Mgr Fulgence Muteba concernant l’Accord de partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis. Dans une réaction ferme, il dénonce des affirmations qu’il juge infondées et trompeuses, notamment l’existence supposée d’un accord de 99 ans, d’un bradage des ressources minières ou d’une cession de souveraineté nationale.

Fulgence Muteba, archevêque de Lubumbashi et le Corneille Naanga, chef de la rébellion de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda, lors d’une visite à Goma sous occupation rebelle. Photo de droits tiers.

« Vous n’avez pas dit la vérité, Mgr Fulgence Muteba ! »

Patrick Muyaya insiste : aucun passage de l’Accord ne fait mention d’une durée de 99 ans, d’une mine spécifique ou d’un transfert de souveraineté. Le texte définit uniquement des principes de coopération, fondés sur la transparence et l’équilibre des intérêts, tout en garantissant à l’État congolais la pleine maîtrise de ses décisions.

« Il n’existe ni accord de 99 ans, ni bradage des ressources, ni cession de souveraineté. »

Le ministre s’interroge sur l’origine de ces chiffres avancés publiquement, alors que l’Accord a été rendu public dès le jour de sa signature et expliqué lors d’un briefing officiel. Pour lui, maintenir de telles accusations relève davantage de la manipulation que du débat honnête.

S’appuyant sur les Écritures, il rappelle l’exigence morale de vérité, surtout en période de Noël et de communion.

Fulgence Muteba, archevêque de Lubumbashi bénissant à Goma sous occupation, Corneille Naanga, chef de la rébellion de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda. Photo de droits tiers

« Affirmer le contraire ressemble bien à une manipulation. »

Patrick Muyaya regrette également le silence sur les violences à l’Est du pays : massacres, pillages des minerais, déplacements forcés de populations, notamment après l’attaque d’Uvira, et l’exploitation illicite de Rubaya profitant au Rwanda.

« Nous sommes prêts pour un débat public afin d’éclairer le peuple sur le bien-fondé de cet Accord. »

Le gouvernement se dit ainsi ouvert à un échange public, au nom de la transparence et de la redevabilité.

Par LeJour

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© www.LeJour.net - 2025