KINSHASA, — La République démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique ont franchi un cap majeur dans leurs relations bilatérales. Le 4 décembre dernier, à Washington, les deux pays ont signé un accord de partenariat stratégique, marquant la fin d’un ancien cadre de coopération vieux de plus de 40 ans. Le document a été paraphé par le Vice-premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et le Secrétaire d’État américain, Marco Rubio.
Pour éclairer l’opinion publique, un briefing presse s’est tenu mardi soir à Kinshasa, animé par Daniel Mukoko Samba et le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. L’objectif : expliquer, article par article, ce texte jugé très technique, composé de 18 articles et deux annexes.

« Nous sommes passés d’un simple cadre de coopération bilatérale à un véritable partenariat stratégique », a souligné Daniel Mukoko Samba.
Ce nouvel accord place la RDC dans un cercle restreint de pays africains reconnus comme partenaires stratégiques des États-Unis, aux côtés notamment du Kenya et du Maroc. Il couvre plusieurs domaines clés : économie, commerce, gouvernance, éducation, sans constituer pour autant un contrat contraignant.
« Ce texte n’est pas un deal, mais un cadre de coopération renforcée », a insisté le ministre de l’Économie.
Au cœur de ce rapprochement figurent les minerais stratégiques congolais, essentiels aux technologies modernes et à la sécurité mondiale. Washington y voit un enjeu géopolitique majeur, tandis que Kinshasa espère des retombées économiques et sécuritaires durables.
« Nous avons besoin d’un partenaire capable de renforcer la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs », a conclu Daniel Mukoko Samba.
Le gouvernement congolais se veut optimiste : la mise en œuvre effective de cet accord pourrait répondre aux aspirations de paix et de développement, notamment dans l’est du pays.
Avec l’ACP.
