WASHINGTON, – Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’est entretenu mercredi à Washington avec des membres de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, appelant à une mise en œuvre rigoureuse de l’Accord de paix de Washington et à un engagement international accru pour stabiliser l’est du pays.
Face au Président de la Commission, Brian Mast, et aux élus américains Chris Smith, Sarah Jacobs et Gregory Meeks, le Chef de l’État congolais a porté un message clair : la paix dans l’Est de la RDC n’est ni négociable ni optionnelle, et elle passe par le respect strict des engagements internationaux, au premier rang desquels figure l’Accord de paix de Washington.
« La paix durable ne peut être atteinte que par le respect intégral des engagements pris par toutes les parties », a déclaré Félix Tshisekedi, selon la présidence.
Le président congolais a souligné que l’instabilité dans l’est de la RDC constitue une menace dépassant les frontières nationales et affectant l’ensemble de la région des Grands Lacs. Il a insisté sur la nécessité de protéger les populations civiles et de garantir le respect du droit international humanitaire.
« La sécurité de l’est de la RDC est une question de responsabilité régionale et internationale », a-t-il affirmé.
Au-delà des enjeux sécuritaires, le Chef de l’État a mis en lumière le rôle stratégique incontournable de la RDC dans la transition énergétique mondiale. Avec ses ressources minières critiques, le Congo se positionne comme un acteur clé des chaînes d’approvisionnement mondiales, un atout qui impose un partenariat fondé sur l’équité, la souveraineté et le respect mutuel.
Félix Tshisekedi a été sans ambiguïté : la RDC ne veut plus être un simple réservoir de ressources, mais un partenaire à part entière, bénéficiant d’un partage juste des retombées économiques au profit de son peuple.
« La RDC entend bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel et le partage équitable des bénéfices », a-t-il déclaré.
Le président congolais a salué l’implication du président américain Donald Trump dans le processus ayant conduit à la signature de l’Accord de paix de Washington, estimant que l’engagement des États-Unis a contribué à créer un cadre politique favorable.
« L’accord existe. Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est son application effective », a insisté Félix Tshisekedi.
La rencontre s’est déroulée dans un climat qualifié de constructif par les deux parties. Aucun calendrier précis n’a toutefois été annoncé concernant les prochaines étapes de mise en œuvre de l’accord.
