KINSHASA, – Le gouvernement de la République démocratique du Congo a promis de porter devant la communauté internationale un rapport accablant documentant 17 015 cas de violations des droits humains à Goma et Bukavu, dans l’est du pays.

Présidant la cérémonie de clôture de l’atelier de publication du rapport, la Première ministre Judith Suminwa a affiché la détermination de son équipe à lutter contre l’impunité.

« Mon Gouvernement s’engage solennellement à porter ces recommandations au plus haut niveau. Nous agirons pour que justice soit faite », a-t-elle déclaré.

Le document, élaboré par des experts issus de ministères, d’ONG et de la société civile, recense 15 769 cas d’atteinte à la vie, 829 enlèvements et 417 cas de torture et traitements inhumains attribués au M23/AFC supplétif du Rwanda.

Selon le rapport, ces violences ont contribué à aggraver la crise humanitaire, avec environ 7,4 millions de déplacés internes et externes.

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, Paul Nsapu, a souligné la gravité des faits documentés.

« Les violations recensées traduisent des vies brisées et une atteinte profonde à la dignité du peuple congolais », a-t-il affirmé, promettant de « documenter et porter la voix des victimes ».

De son côté, Jonas Tshombela, représentant de la société civile, a averti :

« La paix durable ne peut se bâtir sur l’oubli des victimes ni sur le silence face aux crimes. »

Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a recommandé la création d’un tribunal pénal international pour les crimes commis en RDC et l’exclusion des auteurs présumés de toute intégration institutionnelle sans reddition de comptes.

En conclusion, Judith Suminwa a lancé un appel à la mobilisation nationale :

« Faisons en sorte que ce rapport résonne partout où la justice est attendue. »

Par LeJour

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