BUKAVU, — La Coalition Pamoja kwa Amani a exprimé lundi sa « profonde indignation » face à ce qu’elle qualifie d’escalade d’oppression économique imposée aux civils dans les zones contrôlées par l’AFC-M23, notamment à Bukavu et Goma.

« On ne peut pas taxer la misère, on ne peut pas rançonner le désespoir. »

Dans son communiqué, la coalition décrit une économie locale « totalement déstructurée » depuis le début du conflit : fermeture des banques, chômage massif après l’arrêt des activités d’entreprises et d’ONG, et rupture des circuits d’approvisionnement.

Malgré ce contexte, le mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, a instauré un système de recouvrement forcé de taxes, notamment une assurance automobile confiée à la société rwandaise Imperial Assur

«  Des agents exigent le paiement au bout du fusil, transformant une procédure administrative en un acte d’extorsion. »

Pamoja kwa Amani dénonce un monopole accordé en « violation flagrante » des lois de la République démocratique du Congo et affirme que ces prélèvements ne s’accompagnent d’aucun service public.

« Chaque franc versé à ces structures illégitimes est une balle de plus contre la souveraineté de la RDC. »

La coalition appelle à l’arrêt immédiat des taxes jugées illégales, exhorte la communauté internationale à sanctionner les responsables et lance un appel au boycott et à la résistance non violente.

« La paix ne se négocie pas par le racket, elle se construit par la justice. »

Par LeJour

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