UVIRA, — L’hôpital militaire d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, entame sa remise à niveau après des dégradations et pertes d’équipements subies lors de l’occupation et du retrait de la coalition rebelle M23–RDF.
Mercredi 25 février, deux conseillers de la présidence ont remis symboliquement 54 lits neufs et leurs accessoires, dotés de barrières latérales escamotables, de sommiers articulés, de potences porte-sérum et de matelas antibactériens. Vendredi dernier, l’équipe présidentielle avait déjà livré 35 tonnes de médicaments et intrants médicaux destinés à la prise en charge des militaires et civils.
« Vous nous avez fait part des difficultés que vous rencontriez après le pillage. Nous revenons au nom du Chef de l’État pour répondre aux besoins urgents, notamment l’eau potable, l’ambulance et les lits », a déclaré l’un des conseillers. L’hôpital, dont la capacité antérieure était d’environ 50 lits, vise désormais à atteindre un standard minimal pour traiter les blessés de guerre et les patients chirurgicaux.
Selon les responsables hospitaliers, le pillage a touché lits, matelas, armoires pharmaceutiques et consommables, ainsi que les réseaux d’eau et d’électricité, compromettant la continuité des soins. Au-delà de l’hôpital, la ville d’Uvira a subi des actes de vandalisme touchant écoles, centres de santé, lieux de culte et bâtiments administratifs.
Pour les experts, la réhabilitation ne se limite pas au mobilier : elle inclut la sécurisation des infrastructures, le rétablissement de l’eau potable, la disponibilité de médicaments essentiels et d’une ambulance médicalisée. Les autorités affirment que ces mesures s’inscrivent dans la stratégie du président Félix Tshisekedi pour restaurer les services publics dans cette ville stratégique du lac Tanganyika.
Avec D. Michombero
