ARUSHA, — Lors du 25ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), tenu samedi à Arusha, en Tanzanie, le Tanzanien Stephane Patrick Mbundi a été nommé secrétaire général de l’organisation régionale. Cette désignation marque une nouvelle étape pour l’EAC, engagée dans un processus de renforcement de son intégration économique et politique.
La République démocratique du Congo (RDC) était représentée à ce sommet par le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, qui participait aux travaux au nom du président Félix Tshisekedi.
La candidature de Stephane Patrick Mbundi avait été officiellement présentée par la Tanzanie et soutenue par plusieurs États membres. Après sa nomination, il a prêté serment devant les chefs d’État et de gouvernement de la région, officialisant ainsi sa prise de fonctions à la tête du secrétariat de l’EAC, l’organe exécutif chargé de coordonner les politiques, les programmes et les initiatives d’intégration régionale.
Économiste et spécialiste des politiques publiques, Mbundi possède une longue expérience dans les institutions régionales et internationales. Avant cette nomination, il a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l’administration tanzanienne, notamment dans les domaines de la coopération régionale, du commerce et de l’intégration économique. Il a également participé à différentes négociations régionales portant sur la facilitation du commerce, l’harmonisation des politiques économiques et la mise en œuvre du marché commun de l’EAC.
Stephane Patrick Mbundi succède à la Kényane Veronica Nduva, qui dirigeait le secrétariat général depuis près de deux années. Sa nomination intervient à un moment stratégique pour la Communauté d’Afrique de l’Est, qui cherche à accélérer l’intégration économique, renforcer la discipline financière de ses États membres et consolider la coopération politique et sécuritaire dans la région, notamment la guerre d’agression rwandaise en République démocratique du Congo.
Avec cette nouvelle direction, les États membres espèrent impulser une dynamique renouvelée afin de consolider le rôle de l’EAC comme l’un des principaux moteurs de l’intégration régionale sur le continent africain.
