KINSHASA, — Au lendemain de la mort d’une humanitaire française à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, le gouvernement congolais a appelé jeudi à la mise en place d’enquêtes afin de faire toute la lumière sur les circonstances du drame.
La victime, identifiée comme Karine Buisset, travaillait pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Elle a perdu la vie mercredi dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Dans une interview accordée à l’Agence congolaise de presse (ACP), le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a insisté sur la nécessité de laisser les investigations établir les faits.
« Nous avons parlé des enquêtes parce que ce sont les enquêtes qui vont déterminer ce qui s’est réellement passé. Il est important qu’à ce stade que chacun s’abstienne de tirer des conclusions avant qu’une enquête détaillée ne soit menée. »
Le gouvernement congolais affirme rester attaché au respect du droit international humanitaire et au rôle des organisations humanitaires opérant dans l’est du pays.
« Nous sommes engagés et respectueux du droit international humanitaire. Les humanitaires portent l’espoir pour nos populations qui vivent dans des zones touchées par le conflit. »
Pour garantir la crédibilité des investigations, Kinshasa estime que la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pourrait être associée au processus.
« Les personnes qui sont mortes méritent que la lumière soit faite. Nous allons attendre les dispositifs qui seront mis en place afin de comprendre ce qui s’est réellement passé. »
Le gouvernement réaffirme par ailleurs son engagement dans les processus de paix en cours, tout en rappelant que les forces armées congolaises demeurent dans une posture défensive pour protéger les populations civiles et l’intégrité territoriale du pays.
