KINSHASA, — Le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aimé Boji, a appelé mardi à un dialogue national conduit par les Congolais et dans le respect de la souveraineté du pays, à l’ouverture de la session parlementaire de septembre au Palais du peuple, à Kinshasa.
« Le dialogue national initié par le Chef de l’État est avant tout une initiative congolaise qui doit être conduite par les Congolais, dans le respect de notre souveraineté », a déclaré Aimé Boji dans son discours d’ouverture.
Le président de la chambre basse du Parlement a affirmé son soutien à cette initiative lancée par le président Félix Tshisekedi, estimant qu’elle répond à une démarche patriotique.
« Convaincu de la pertinence de cette noble initiative, je tiens à affirmer que notre Chambre s’inscrit totalement dans cette démarche patriotique du Chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions de la République », a-t-il ajouté.
Aimé Boji a également insisté sur la responsabilité des parlementaires dans un contexte politique marqué par des divergences et des débats sur l’avenir du pays.
« La session qui s’ouvre nous place ainsi devant une responsabilité à la fois institutionnelle, politique et transgénérationnelle », a-t-il souligné.
Il a promis de faire de l’Assemblée nationale un espace de débat et de recherche de compromis. « Je ne ménagerai aucun effort pour que notre Chambre demeure toujours ce lieu où les différences peuvent s’exprimer sans devenir des divisions, où les désaccords peuvent être surmontés par le débat et où la recherche du compromis demeure possible lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exige », a-t-il déclaré.
Une mobilisation de l’opposition limitée

Pendant ce temps, l’opposition, qui avait appelé la population à manifester à l’occasion de la rentrée parlementaire, n’est pas parvenue à mobiliser largement dans les rues de Kinshasa.
La marche organisée par l’opposition a rassemblé un petit millier de personnes, selon les estimations faites à partir d’images de drones filmées durant la marche. Elle s’est déroulée sans heurts majeurs, malgré les tensions politiques entourant cette rentrée parlementaire.
Cette mobilisation limitée contraste avec les appels lancés en amont par les organisateurs, qui entendaient faire de cette journée un moment de forte mobilisation populaire contre la politique du pouvoir.
