KINSHASA, — La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) de la République démocratique du Congo a déclaré jeudi être informée de violations graves et systématiques des droits humains et du droit international humanitaire dans les villes de Goma et de Bukavu, dans l’est du pays, sous occupation de la coalition de l’armée rwandaise et du mouvement M23-AFC.
Cette déclaration a été faite à l’ouverture, à Kinshasa, d’un atelier consacré à la rédaction du rapport annuel sur la situation des droits de l’homme dans cette partie du pays.
« Les informations recueillies font état de violations graves et systématiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire », a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH.
Selon l’institution, ces violations incluent des atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique, des exécutions sommaires, des disparitions forcées et des violences sexuelles basées sur le genre.
«Des déplacements forcés, des recrutements d’enfants par des groupes armés, des pillages et des destructions de biens ont également été documentés», a précisé M. Nsapu.
La CNDH évoque enfin des attaques contre les infrastructures sociales et appelle à une attention accrue de la communauté nationale et internationale sur la situation humanitaire et sécuritaire dans l’est de la RDC.
