KINSHASA, – Le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, a réaffirmé mardi à Kinshasa son engagement en faveur de la médiation africaine pour contribuer à la résolution de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un point de presse conjoint avec son homologue congolais, Félix Tshisekedi.
« Face aux menaces que représentent les groupes armés étrangers et les forces négatives opérant dans l’est de la RDC, le Burundi estime nécessaire de poursuivre et de renforcer la mutualisation des efforts entre les États de la région, notamment à travers les mécanismes de suivi des différents processus en cours », a déclaré M. Ndayishimiye à la Cité de l’Union africaine.
Le chef de l’État burundais a souligné avoir « réaffirmé [son] engagement personnel en faveur de la médiation africaine », tout en réitérant « [son] soutien constant aux institutions de la RDC dans leur mission essentielle de restauration de la paix ». « Ce travail exige également des institutions fortes et stables », a-t-il ajouté.
De son côté, le président congolais a annoncé la tenue, en septembre prochain à Bujumbura, d’une session de la Commission mixte permanente de coopération entre la RDC et le Burundi.
« Nous avons réaffirmé notre volonté commune de donner une nouvelle impulsion à la coopération entre la RDC et la République du Burundi dans les domaines politique, diplomatique, sécuritaire, économique, culturel, humanitaire et social », a déclaré M. Tshisekedi.
Selon lui, cette rencontre devra permettre « d’approfondir davantage notre coopération économique et commerciale » grâce à la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel adapté, incluant notamment la création d’une chambre de commerce conjointe.
Le président congolais a également réaffirmé « l’engagement constant » de la RDC en faveur d’« une paix juste, durable et vérifiable ». « Notre pays demeure pleinement engagé dans les initiatives diplomatiques en cours, notamment les processus de Washington et de Doha, ainsi que dans les efforts de médiation africaine, dans le respect de notre souveraineté, de notre intégrité territoriale et des principes du droit international », a-t-il insisté.
