Kinshasa – Très actif sur les réseaux sociaux et connu pour son style jugé ostentatoire, le général John Tshibangu, officier des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été incarcéré le week-end dernier à la prison militaire de Ndolo, dans le nord-est de Kinshasa.

Selon des informations relayées par Jean-Jacques Wondo, ancien agent de la sécurité nationale en RDC, le général Tshibangu est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment tentative de coup d’État et de déstabilisation des institutions de la République, trahison, tentative d’organisation d’un mouvement insurrectionnel, ainsi que des faits d’escroquerie.

Le général John Tshibangu, en interview. Photo de droits tiers.

« Le général John Tshibangu, un grand ami de Christian Malanga, est bel et bien incarcéré depuis la nuit du samedi 20 décembre à la prison militaire de Ndolo, avec son complice Libeba. Il se trouverait dans une cellule double du quartier VIP, auparavant occupée par le général Freddy Kalume, récemment acquitté par la Haute Cour militaire », a affirmé Jean-Jacques Wondo.

Pour M. Wondo, l’arrestation du général Tshibangu relèverait d’un acte de justice. Il soutient que l’ancien commandant de la deuxième zone de défense aurait été impliqué dans la tentative de coup d’État avortée de mai 2024, au cours de laquelle Christian Malanga avait été abattu.

Le Belgo-Congolais, récemment libéré pour des raisons humanitaires liées à son état de santé, affirme détenir des informations provenant de sources militaires, mettant en cause le général Tshibangu.

Jean Jacques Wondo lors de son procès à Kinshasa. Photo acp.

« Selon des sources militaires de la Garde républicaine en poste au Palais de la Nation, dans la nuit du 18 au 19 mai 2024, le général Tshibangu aurait été aperçu quelques heures plus tôt dans les installations du Palais, procédant à une inspection des lieux avant l’arrivée de Christian Malanga et de son groupe », a-t-il déclaré sur son compte, consulté par LeJour.net.

L’ancien détenu de Ndolo a par ailleurs promis de fournir ultérieurement des précisions supplémentaires sur l’affaire Malanga, dans laquelle il a lui-même été inculpé.

« Des précisions complémentaires sur l’affaire Malanga — dans laquelle on a diaboliquement voulu me faire porter la responsabilité sans aucune preuve — seront apportées ultérieurement », a écrit Jean-Jacques Wondo.

Par LeJour

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