MAKOBOLA, Sud-Kivu — La cité de Makobola, située au sud de la ville d’Uvira, est repassée jeudi sous le contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des groupes d’autodéfense Wazalendo, après de violents affrontements contre les combattants du M23 et des éléments rwandais, selon des sources locales concordantes.

Les combats, entamés la veille, ont opposé les forces loyalistes et leurs alliés aux rebelles retranchés dans la zone. D’après des sources militaires, au moins 80 combattants du M23 auraient été tués et une quarantaine capturés. Les mêmes sources précisent qu’une majorité des personnes neutralisées seraient d’anciens militaires FARDC enrôlés de force par la rébellion.

Des images circulant sur les réseaux sociaux attestent de l’intensité des affrontements, sans que les autorités n’en aient officiellement confirmé l’authenticité.

À l’issue de la reprise de la cité, les Wazalendo ont appelé la population au calme et réaffirmé leur détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays.

« Notre population doit garder son calme, Makobola a été reprise. Nous remercions le Président de la République, Félix Tshisekedi, pour l’envoi des militaires des FARDC afin d’assurer la sécurité de notre pays. Ensemble, nous avons chassé l’armée rwandaise de Makobola et nous allons poursuivre nos efforts pour reprendre Uvira jusqu’à à Bukavu pour sauver notre population prise en otage », a déclaré Winston Makufuli, l’un des commandants des Wazalendo.

Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan officiel indépendant, tandis que la situation sécuritaire reste suivie de près dans la région d’Uvira.

Par LeJour

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