NEW-YORK, — La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement entamé, jeudi, sa mandature au Conseil de sécurité des Nations Unies, marquant son retour au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales pour la première fois depuis plus de trois décennies.
Une cérémonie solennelle de levée du drapeau congolais est prévue au siège de l’ONU à New York. L’événement, à forte portée symbolique, ouvre un mandat que Kinshasa présente comme une mission de responsabilité et d’engagement multilatéral, après ses précédentes participations en 1982-1983 et 1990-1991.

« Aujourd’hui est un jour important pour la République démocratique du Congo. En entrant officiellement au Conseil de sécurité des Nations Unies, notre pays assume une responsabilité majeure au service de la paix et de la sécurité internationales »,
a déclaré Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise.
Selon les autorités congolaises, le mandat reposera sur deux priorités principales : la paix et la sécurité, ainsi que la prévention et la résolution des conflits. Forte de son expérience dans la région des Grands Lacs, la RDC entend plaider pour une réforme des opérations de maintien de la paix, la promotion de la justice transitionnelle et une meilleure gouvernance des ressources naturelles.
Kinshasa souhaite également soutenir la mise en œuvre effective des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), considérés comme des leviers essentiels de stabilisation et de reconstruction post-conflit.
Les responsables congolais soulignent que cette entrée au Conseil de sécurité ne constitue pas une récompense, mais une mission visant à défendre le respect du droit international, la souveraineté des États et la voix des populations affectées par les conflits, en particulier en Afrique.
