KINSHASA, — La communauté Banyamulenge vivant aux États-Unis a accusé vendredi le Rwanda d’organiser une déportation forcée de civils Banyamulenge depuis le territoire d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, sous couvert de mesures de protection sécuritaire.
Dans une lettre adressée au président américain Donald Trump, consultée dimanche par Lejour.net, la Banyamulenge Mutuality-Ubumwe (BM-U) affirme que des émissaires rwandais ont convoqué la population Banyamulenge à l’église méthodiste de Nyamyanda, à Uvira, et leur ont donné un ultimatum pour quitter la zone avant le 18 janvier à 10h00.
« Il s’agit d’une déportation planifiée, voire d’un génocide organisé sous prétexte de protection », affirme BM-U dans son communiqué.
Selon l’organisation, les autorités rwandaises invoquent des menaces des milices Wazalendo et de l’armée burundaise pour justifier l’évacuation vers le Rwanda, une version rejetée par la communauté.
« Cette propagande vise à déplacer toute une communauté et à rejeter la responsabilité sur d’autres acteurs », dénonce BM-U.
La communauté Banyamulenge aux États-Unis appelle Washington et la communauté internationale à intervenir d’urgence pour protéger les civils à Uvira, Minembwe et dans d’autres zones affectées.
« Nous alertons le monde sur un risque imminent d’extermination », conclut la lettre signée par son président, Emile Muhizi Ndatabaye.
