KINSHASA, – La Société civile du Sud-Kivu a dénoncé samedi l’enlèvement de son représentant dans le territoire d’Uvira, M. Philemon Kidumu Musegetera, enlevé jeudi à Sange par des éléments armés du mouvement rebelle AFC/M23 soutenu par le Rwanda.

Selon un communiqué signé par Me Néné Bintu Iragi, présidente du bureau de coordination provinciale, l’enlèvement s’est produit vers 13 heures au domicile de l’intéressé, par « un commandant de l’AFC/M23 non autrement identifié » accompagné d’hommes armés. Les motifs de cette interpellation demeurent flous.

D’après des sources locales, des soupçons lieraient cet enlèvement à la coupure ou au rétablissement du signal de l’opérateur Airtel dans la plaine de la Ruzizi, alors que M. Musegetera exerce comme maintenancier de groupes électrogènes sur l’axe Sange-Lemera-Luvungi.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet énième enlèvement d’un défenseur des droits humains », a déclaré la coordination provinciale.

La Société civile affirme toutefois que les coupures de signaux télécoms dans les zones sous contrôle rebelle seraient liées à des exigences de paiement de taxes imposées aux sociétés de télécommunication.

Des informations recueillies sur place indiquent que le responsable serait détenu dans un lieu tenu secret par les services de renseignement de l’AFC/M23 à Sange, sans accès à sa famille.

« La Société civile est apolitique et ne mène aucune lutte armée », rappelle le communiqué, qui exige sa « libération immédiate et sans condition ».

L’organisation appelle les autorités nationales, la MONUSCO, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme et la Commission nationale des droits de l’homme à intervenir face à des « menaces persistantes » contre ses membres.

Par LeJour

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