Kinshasa , – Le Conseil de sécurité de l’ONU a inscrit six individus et deux entités supplémentaires sur sa liste de sanctions concernant la République démocratique du Congo (RDC), visant notamment Corneille Nangaa, chef de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), mouvement politico-militaire allié au M23 et soutenu par le Rwanda, selon un communiqué publié jeudi.
Le Comité des sanctions créé en vertu de la résolution 1533 (2004) a approuvé, le 14 juillet, ces nouvelles désignations, qui entraînent notamment un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes conformément aux mesures décidées par le Conseil de sécurité en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations unies.
Parmi les personnes sanctionnées figure Corneille Nangaa Yobeluo, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, aujourd’hui dirigeant de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), un mouvement “allié au Mouvement du 23 mars(M23), mouvement soutenu par l’armée rwandaise et déjà placé sous sanctions des Nations unies”.
Le Comité a également ajouté à sa liste Sébastien Uwimbabazi, décrit comme général de brigade et dirigeant des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Muhammed Lumisa, présenté comme commandant et responsable de la logistique extérieure des Forces démocratiques alliées (ADF), Charles Sematama, chef militaire du groupe armé Twirwaneho, John Imani Nzenze, chef du renseignement du M23, ainsi que Gustave Kubwayo, commandant des FDLR-FOCA.
Deux organisations font également leur entrée sur la liste des sanctions: l’Alliance Fleuve Congo (AFC), créée en 2023, et Twirwaneho, un groupe armé actif sur les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, également soutenu par le Rwanda.
Selon le communiqué, le mouvement Twirwaneho “a été impliqué dans des atrocités au Sud-Kivu, notamment des meurtres de civils, le recrutement d’enfants et des activités menaçant la paix et la sécurité en RDC”.
Les Nations unies indiquent que « les personnes et entités désignées sont accusées d’être impliquées dans des activités qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité dans l’est de la RDC. »
Le Comité précise que les fiches individuelles et les notices spéciales d’INTERPOL-ONU relatives aux personnes et entités inscrites seront mises à disposition dans le cadre du régime de sanctions.

