KINSHASA, — Le ministre d’État en charge de la Justice Guillaume Ngefa, a saisi le procureur général près la Cour de cassation de faits susceptibles de qualification pénale impliquant deux conseillers relevant du cabinet du ministre des Finances, selon des informations concordantes émanant de sources proches dudit cabinet et la copie d’une lettre certifiée consultée par Lejour.net
« La saisine a été effectuée conformément aux textes en vigueur, sans préjudice de la présomption d’innocence », indique une source proche du dossier.
Cette démarche vise l’ouverture d’enquêtes judiciaires afin de faire toute la lumière sur les faits signalés, dans le strict respect des procédures prévues par la loi. Le ministère public est désormais compétent pour apprécier l’opportunité de l’exercice de l’action publique, le cas échéant.
« Il appartient désormais au parquet d’agir en toute indépendance », souligne la même source.
Dans l’attente des suites judiciaires, plusieurs observateurs estiment que les principes de bonne gouvernance et de prévention des interférences appellent à des mesures conservatoires. La suspension administrative temporaire des deux conseillers concernés est ainsi évoquée afin de préserver la crédibilité de l’action publique et le bon fonctionnement des institutions.
« Ces mesures ne préjugent en rien de la culpabilité des personnes concernées », insiste un responsable administratif.
l’action entreprise par le ministre de la Justice est saluée par beaucoup d’observateurs. Elle permet de mettre fin aux antivaleurs qui ont élu domicile dans le système de paiement de tiers par l’État.
