KINSHASA,— Plusieurs magasins tenus par des expatriés sont restés fermés lundi à Kinshasa, à la suite d’un mouvement de grève des vendeurs réclamant l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
Sur l’avenue du Commerce, artère habituellement très animée du centre-ville, seuls quelques commerces appartenant à des Congolais ont ouvert, plongeant le quartier dans une activité réduite et une ambiance inhabituelle.
Selon Faustin Felo, président de la délégation syndicale du secteur du commerce interrogé par l’ACP, cette grève vise à dénoncer le non-respect du décret gouvernemental fixant le SMIG, publié en mai dernier. Il a affirmé que, malgré la revalorisation du salaire minimum, passé de 14.500 à 21.500 francs congolais en janvier, de nombreux employeurs du secteur privé n’appliquent toujours pas cette mesure.
« Aucun employeur n’a encore respecté ce SMIG, que ce soit dans les entreprises tenues par des expatriés ou des nationaux », a-t-il déclaré, évoquant une “mauvaise foi persistante” dans le secteur.
Certains employeurs justifieraient ce retard par l’attente d’un nouveau décret, une explication rejetée par les syndicats. Ces derniers rappellent que le SMIG actuel reste en vigueur après les récents travaux du Conseil national du travail.
Les grévistes espèrent que ce mouvement incitera les autorités de la République démocratique du Congo à faire appliquer la réglementation et à contraindre les employeurs à se conformer à la loi.
