Des éléments rwandais et du M23 sur une position dans la localité de Bunagana. Photo Blaise Irenge

KINSHASA, — Le Mouvement du 23 mars (M23) est au centre de graves accusations de crimes de guerre en République démocratique du Congo, selon un rapport accablant du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) publié à Kinshasa.

D’après l’agence onusienne, le M23 figure en tête des groupes armés responsables de violences sexuelles liées au conflit en 2025, avec 439 victimes recensées.

« Le viol est utilisé de manière systématique comme arme de guerre », affirme le rapport, qui décrit une stratégie visant à terroriser les populations civiles dans l’Est du pays.

Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent les plus touchées, concentrant l’essentiel des abus documentés. Le BCNUDH évoque des « crimes atroces », notamment des cas d’esclavage sexuel où des femmes et des filles sont « maintenues en captivité prolongée, soumises à des viols répétés et à des grossesses forcées ».

Le sort des enfants nés de ces violences suscite également l’inquiétude.

« Ces enfants font face au rejet familial, à l’absence d’état civil et à un risque permanent de recrutement par des groupes armés », souligne le rapport.

Si d’autres groupes et certains éléments étatiques sont également mis en cause, le rôle central attribué au M23 renforce les appels à des poursuites judiciaires ciblées.

« La lutte contre l’impunité ne peut plus attendre », insiste le BCNUDH.

L’organisation appelle à des actions urgentes pour mettre fin aux exactions, protéger les civils et garantir une prise en charge complète des survivantes, alors que la crise humanitaire continue de s’aggraver dans l’Est de la RDC.

Par LeJour

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