Washington – Le président américain Donald Trump a ordonné le rappel de près de 30 diplomates de carrière occupant des postes d’ambassadeur et de hauts responsables au sein des missions diplomatiques américaines à l’étranger. Cette décision s’inscrit dans une vaste réorganisation de la diplomatie des États-Unis, fondée sur la doctrine « America First », rapportent plusieurs médias américains.
Au total, les chefs de mission diplomatique d’au moins 29 pays ont été informés, il y a une semaine, que leur mandat prendra fin en janvier. Les premières notifications officielles de départ ont été transmises mercredi par des responsables de Washington.

Le Rwanda parmi les pays concernés
Parmi les pays concernés figure le Rwanda, accusé par Washington de violer les accords de paix signés le 4 décembre dernier avec la République démocratique du Congo (RDC), sous la médiation du président américain. Ces accusations interviennent dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes dans l’est de la RDC.
Selon des responsables du département d’État américain, la majorité des diplomates rappelés avaient été nommés sous l’administration de l’ancien président Joe Biden et avaient été maintenus en poste depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Treize pays africains concernés
Treize pays africains figurent parmi les États visés par cette décision. Outre le Rwanda, il s’agit notamment de l’Ouganda, du Burundi, du Sénégal, de la Somalie, du Nigeria, de l’Algérie et du Cameroun.
L’administration Trump présente cette mesure comme une recomposition stratégique des représentations diplomatiques américaines. L’objectif affiché est de permettre de nouvelles nominations plus étroitement alignées sur les priorités politiques de la Maison-Blanche.
À ce stade, aucun détail n’a été communiqué concernant les profils appelés à remplacer les diplomates rappelés.
