KISANGANI , –Le gouvernement provincial de la Tshopo a condamné une tentative d’attaque qualifiée de « terroriste » visant l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), une opération déjouée par l’armée, selon l’Agence congolaise de presse (ACP) qui cite un communiqué du gouvernement provincial.
Selon ce communiqué, l’attaque s’est déroulée sur une période allant du samedi 31 janvier à 5h du matin à dimanche 1er février à 2h du matin, et a impliqué l’utilisation de drones explosifs.
« L’aéroport international de Bangboka a été la cible d’une attaque armée menée par des drones kamikazes transportant des munitions non conventionnelles », indique le document officiel.
Les autorités provinciales précisent que les engins utilisés contenaient plusieurs sous-munitions, constituant, selon elles, une violation grave du droit international humanitaire.
« Ces actes constituent une violation flagrante des lois de la guerre », souligne le gouvernement provincial.
Les Forces armées de la RDC (FARDC) affirment avoir neutralisé la menace sans faire de victimes civiles ni de dégâts majeurs aux infrastructures aéroportuaires. Le trafic aérien n’a pas été durablement perturbé, selon les autorités locales.
Le gouvernement provincial a salué la vigilance et le professionnalisme des forces de sécurité, tout en appelant à un renforcement des dispositifs de protection des installations stratégiques.
« La Tshopo ne cédera ni à la peur ni à la terreur », affirme encore le communiqué.
Aucune revendication n’avait été enregistrée dans l’immédiat, et les autorités n’ont pas désigné de responsables présumés de cette attaque. Cependant, une source sécuritaire a confié lundi matin à Lejour.net que cette attaque a été perpétrée par la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda.
« Ils sont en difficulté sur le projet d’aller vers le Katanga, ils se sont tournés vers Kisangani » a-t-elle confié.
