KINSHASA, — Le président rwandais Paul Kagame s’est dit déterminé à continuer à faire ce qu’il fait dans l’Est de la République démocratique du Congo, malgré les sanctions contre lui et son régime infligées par les États-Unis d’Amérique.
Jeudi, lors de l’Africa CEO Forum tenu à Kigali, M. Kagame a reconnu souffrir à cause des sanctions américaines, mais affirme ne pas capituler pour ne pas souffrir davantage.
« Je n’ai jamais capitulé, même quand la situation était pire. Eh bien oui, ça fait mal, absolument, et c’est le but recherché. Les sanctions sont faites pour faire mal. »
Pour M. Kagame, sans ce qu’il fait actuellement, la souffrance du Rwanda serait encore plus forte. D’où sa détermination à ne pas céder à la pression.
« D’une certaine manière, nous souffrons. Mais on souffrirait davantage si nous arrêtions ce que nous faisons », a-t-il déclaré.
Plusieurs rapports des Nations unies accusent le président Kagame d’être à l’origine de millions de morts et du pillage des ressources naturelles de l’est de la République démocratique du Congo. M. Kagame a envoyé ses troupes sur le terrain et soutient activement une rébellion tribale composée de miliciens de son ethnie, les Tutsi, en collaboration avec l’ancien président congolais Joseph Kabila.
En avril dernier, les États-Unis ont refusé d’accorder un visa au dirigeant rwandais à cause des violations répétées des accords de Washington signés en décembre 2025 avec la RDC sous médiation américaine.
