UVIRA, — Les autorités provinciales du Sud-Kivu ont rejeté mardi des accusations faisant état de violences ciblées attribuées aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux combattants Wazalendo contre la communauté Banyamulenge à Uvira, qualifiant ces informations de fausses et manipulées.
Dans un communiqué daté du 20 janvier, la cellule de communication du gouverneur affirme que ces allégations, relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux, visent à attiser les tensions communautaires dans une zone déjà fragilisée par des années de conflit.
« Les accusations diffusées sont totalement fausses et dénuées de tout fondement », indique le communiqué.
Les autorités provinciales accusent des médias liés à l’AFC/M23/RDF, dont Kivu Morning Post, de diffuser des contenus trompeurs.
« Leur objectif est clair : semer la panique, discréditer l’action des forces loyalistes et fragiliser la cohésion sociale », ajoute le texte.
Le communiqué précise qu’une image largement partagée pour appuyer ces accusations date de 2020 et n’a aucun lien avec la situation actuelle à Uvira.
« Son utilisation constitue une tentative manifeste de manipulation de l’opinion », selon la cellule de communication.
À l’inverse, les autorités assurent que les FARDC, appuyées par les Wazalendo, protègent l’ensemble des communautés locales, y compris les Banyamulenge.
« Les forces de sécurité assurent pleinement la protection des populations », affirme le communiqué, citant des vidéos devenues virales montrant une présence sécuritaire sur le terrain.
Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean Jacques Purusi Sadiki, a réaffirmé son appel à l’unité et à la paix dès l’arrivée des forces à Uvira. Les autorités disent observer un retour progressif au calme, la reprise des activités économiques et un renforcement de la confiance entre communautés.
Les responsables provinciaux appellent enfin la population à rester vigilante face à la désinformation, soulignant que « la priorité demeure la paix et la cohésion sociale ».
