Jean Jacques Purusi, gouverneur du Sud-Kivu s’adressant jeudi à la population d’Uvira. Photo Gouvernorat

UVIRA, — Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a dénoncé vendredi le « massacre délibéré » perpétré par les rebelles de l’AFC-M23 soutenus pr le Rwanda au marché de Sange, dans le territoire d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, faisant au moins cinq morts et plus de onze blessés, majoritairement des femmes.

Selon un communiqué officiel publié à Uvira et consulté par Lejour.net , l’attaque s’est produite jeudi 29 janvier vers 18h00 locales (16hGMT), lorsque des engins explosifs ont été lancés au milieu d’une foule de civils.

« Des engins explosifs ont été lancés en pleine foule de civils sans défense », indique le gouvernement provincial dans son communiqué.

Les autorités provinciales estiment que l’attaque constitue une violation grave du droit international humanitaire, tel que défini par les Conventions de Genève, et qu’elle relève de la qualification de crime de guerre, en raison de son caractère intentionnel et de sa cible civile.

« Par sa nature, sa gravité et son mode opératoire, cet acte relève du crime de guerre », affirme le document.

Le gouvernement du Sud-Kivu accuse également le Rwanda qui soutient l’AFC-M23 de porter une responsabilité directe dans ces violences systématiques contre les populations civiles dans l’est du pays.

« Ces exactions ne sont ni accidentelles ni isolées. Elles s’inscrivent dans une logique de violence organisée et planifiée », selon le communiqué.

Les autorités provinciales dénoncent une stratégie de terreur, visant à semer la peur parmi les civils, à déstabiliser la ville d’Uvira et à imputer ces violences aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

« Le silence et l’inaction face à de tels crimes constitueraient une complicité morale inacceptable », prévient le gouvernement provincial.

Dans sa déclaration, le gouvernement du Sud-Kivu appelle la communauté internationale à une condamnation sans réserve des violences, à un renforcement immédiat de la protection des civils, ainsi qu’à l’adoption de sanctions ciblées contre les responsables et les soutiens du groupe armé.

Les autorités ont exprimé leur compassion aux familles des victimes et assuré que les blessés bénéficieraient d’une prise en charge médicale, tout en réaffirmant leur engagement à œuvrer, aux côtés du gouvernement central et des partenaires internationaux, pour que justice soit rendue.

Par LeJour

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