WASHINGTON, – Lors d’une deuxième audition consacrée à la crise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la représentante américaine Sara Jacobs a exhorté mardi l’administration Trump à “faire rendre des comptes au Rwanda et au M23” pour leur rôle présumé dans la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire.
S’exprimant devant la sous-commission africaine de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, l’élue démocrate a dressé un tableau alarmant. La RDC fait face, selon elle, à “une crise humanitaire sans précédent”, avec 7,3 millions de déplacés internes et plus de 7 000 morts pour la seule année 2025. Plus de 26 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë.
« Les Congolais n’ont pas le temps d’attendre. »
Mme Jacobs a dénoncé la persistance des violences dans l’est du pays, où les conflits durent depuis trois décennies. “Les civils paient le prix fort”, a-t-elle déclaré, évoquant des violences sexuelles “à des niveaux épidémiques” et une impunité persistante, y compris pour le M23 et “certaines forces militaires”.
L’élue a également critiqué les déclarations du président Donald Trump affirmant avoir mis fin à la guerre entre Kinshasa et Kigali.
« Nous pouvons tous constater qu’il n’y a, en réalité, aucune paix ni stabilité sur le terrain. »
Cinq jours après la signature des accords de Washington entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, le M23 s’est emparé de la ville stratégique d’Uvira, dans le Sud-Kivu, a-t-elle rappelé.
« Il faut agir immédiatement pour que le M23 et le Rwanda rendent des comptes pour leur occupation et la dernière offensive à Uvira » a-t-elle appelé.
« Un mois après les accords de Washington, le peuple congolais a constaté une escalade du conflit, et non la paix. »
“Les États-Unis doivent remettre le processus de paix sur les rails, faire respecter leurs engagements et demander des comptes à ceux qui le sabotent.
Assez de promesses. Passons aux choses sérieuses.”, a-t-elle conclu.
