KINSHASA, — Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé lundi une riposte judiciaire contre les auteurs de messages jugés injurieux et menaçants visant le président de la République sur les réseaux sociaux, à la suite de la conférence de presse présidentielle du 6 mai.
Dans un communiqué officiel, le ministre d’État chargé de la Justice et Garde des Sceaux a condamné “avec la plus grande fermeté” des actes qualifiés de “propos outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants” dirigés contre le chef de l’État.
“Ces comportements ne sauraient en aucun cas être couverts par la liberté d’expression”, a déclaré le ministère.
Les autorités estiment que ces publications constituent des infractions pénales “attentatoires à l’autorité de l’État” et susceptibles de fragiliser “la cohésion nationale ainsi que le respect dû aux institutions de la République”.
Le ministre a rappelé que le président de la République “incarne une institution dont l’intégrité, la dignité et l’honneur bénéficient d’une protection juridique renforcée”.
“Force demeure à la loi”, conclut le communiqué.
Le ministère de la Justice affirme avoir ordonné l’ouverture immédiate de poursuites judiciaires afin d’identifier et d’interpeller les auteurs présumés, “y compris ceux opérant depuis l’étranger”.
Kinshasa met également en garde contre toute “instrumentalisation de figures publiques” susceptible d’encourager la haine, la violence ou les troubles à l’ordre public.
