KINSHASA, — À l’Africa Forward Summit à Nairobi, la République démocratique du Congo a appelé mardi à une refondation de la gouvernance mondiale autour des enjeux de paix et de sécurité, plaidant pour une réforme du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies afin de renforcer la représentation africaine.
Intervenant lors d’une session plénière de haut niveau consacrée à la paix et à la sécurité en Afrique, la délégation congolaise a estimé que « le multilatéralisme ne peut plus être un vestige du passé, mais doit devenir le reflet du présent ».
Kinshasa a également réaffirmé son soutien au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte, qui réclament deux sièges permanents africains au Conseil de sécurité avec tous les privilèges associés, y compris le droit de veto.
« La réforme du Conseil de sécurité n’est pas une faveur faite à l’Afrique, c’est une condition de survie pour la légitimité internationale », a déclaré la délégation congolaise.
La RDC a aussi dénoncé « le silence face aux atrocités de masse » qu’elle subit depuis trois décennies dans l’est du pays à cause de l’agression par le Rwanda. Elle a plaidé pour une limitation du droit de veto en cas de crimes de guerre ou de génocide. « Le droit de veto doit protéger la paix, pas l’impunité », a-t-elle affirmé.
Au cours des discussions sur la santé, la RDC a mis en avant les réformes engagées sous la présidence de Félix Tshisekedi, notamment la couverture santé universelle et la taxe de promotion de la santé destinée à financer le système sanitaire national. Sur le climat, Kinshasa a réaffirmé son rôle de « pays-solutions » grâce à ses forêts, ses tourbières et ses minerais critiques pour la transition énergétique.
