KINSHASA, — La République démocratique du Congo, le Burundi et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont réaffirmé jeudi leur engagement en faveur du retour volontaire et de la réintégration durable des réfugiés, à l’issue de la deuxième réunion tripartite sur la situation des réfugiés, tenue à Kinshasa.

À la clôture des travaux, le vice-Premier ministre congolais chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a assuré que son gouvernement mettrait en œuvre les recommandations adoptées lors de ces assises.

« Le gouvernement de la République démocratique du Congo mettra tout en œuvre pour traduire en actes les résolutions formulées à l’issue des présentes assises afin de favoriser le retour et la réintégration des réfugiés congolais qui ont librement consenti au rapatriement », a-t-il déclaré.

M. Shabani a également sollicité l’appui de la communauté internationale, notamment du HCR, pour mobiliser les ressources nécessaires au rapatriement, à la réintégration et au relèvement des communautés concernées. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de Kinshasa à garantir la protection des réfugiés burundais vivant sur le territoire congolais.

De son côté, le ministre burundais de l’Intérieur, Léonidas Ndawozamire, a souligné l’importance de la coopération bilatérale pour répondre aux défis liés aux déplacements forcés.

Le ministre de l’intérieur du Burundi, le représentant du HCR et le vice- Premier ministre en charge de l’intérieur de la RDC

« Nous sommes aujourd’hui réunis à Kinshasa pour valider le travail accompli par le groupe de travail technique et évaluer ensemble les conditions de vie des réfugiés congolais vivant au Burundi ainsi que des réfugiés burundais vivant en RDC », a-t-il déclaré, estimant que les recommandations formulées permettront d’élaborer « une stratégie globale » conforme aux principes de protection internationale.

Le représentant du HCR en RDC, Pierre Atchom, a salué pour sa part l’adoption des conclusions de la rencontre.

« L’adoption des conclusions de cette réunion constitue une étape importante. Elle nous dote d’un cadre opérationnel qui devra désormais guider nos actions dans les mois à venir », a-t-il affirmé, réitérant la « disponibilité totale » de l’agence onusienne à accompagner les deux gouvernements dans la mise en œuvre de leurs engagements.

« Par le dialogue, la coopération et un engagement constant, il est possible de progresser de manière concrète au bénéfice des populations que nous servons », a-t-il ajouté.

 

Par LeJour

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© www.LeJour.net - 2025