KINSHASA, — Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) veut accélérer les réformes de la gouvernance de ses ressources naturelles avec la création prochaine d’un Office de l’eau et l’adoption d’une première politique forestière nationale, a annoncé mardi la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo.
Lors d’un briefing de presse, la ministre a présenté cet Office de l’eau comme un outil destiné à mieux protéger, gérer et valoriser les ressources hydriques du pays, qui abrite plus de la moitié des réserves d’eau douce du continent africain.

« Avec l’eau, il est possible de développer toute une économie », a déclaré Marie Nyange Ndambo, estimant que cette ressource constitue un « or bleu » dont le potentiel économique reste largement sous-exploité.
La ministre a toutefois averti que cette abondance ne mettait pas le pays à l’abri des effets du changement climatique et des pressions exercées sur les sources et les bassins versants.
« Il est indispensable d’anticiper en mettant en place un organisme spécialisé capable de préserver cette ressource, d’améliorer sa gestion et de développer des stratégies génératrices de revenus pour l’État », a-t-elle expliqué.
Mme Nyange Ndambo a également souligné que les ressources hydriques congolaises alimentaient plusieurs pays d’Afrique centrale et du Nord, conférant à leur gestion une dimension environnementale, économique et géopolitique.
Sur le volet forestier, elle a annoncé que la première politique forestière nationale de l’histoire de la RDC était finalisée et attendait son adoption en Conseil des ministres. Le futur Code forestier fera, lui, l’objet de consultations dans l’ensemble des provinces afin d’associer autorités locales, secteur privé, société civile, communautés locales et peuples autochtones.
La ministre a enfin évoqué le projet du Couloir Vert Kivu-Kinshasa, une aire protégée communautaire de 540.000 km², présentée comme un levier de développement d’une économie verte conciliant protection des forêts, investissements privés et amélioration des conditions de vie des populations.
