WALIKALE, — La société civile du territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, a manifesté mardi dans les rues de la cité pour dénoncer la présence des troupes rwandaises et des combattants du M23 sur le sol congolais, ainsi que ce qu’elle qualifie de manipulation de certains jeunes par des élus favorables au mouvement armé.

La mobilisation s’est achevée par une déclaration lue devant l’administrateur du territoire, au cours de laquelle les organisateurs ont appelé les autorités nationales à la vigilance face aux messages émanant de Congolais vivant dans les zones sous contrôle du M23 et de l’armée rwandaise.

Un membre de la société civile de Walikale lit le mémo devant l’administrateur de territoire. Photo de droits tiers.

« Les autorités du pays et les services de sécurité doivent désormais faire preuve de prudence face aux déclarations, correspondances, points de presse et messages sur les réseaux sociaux émanant de compatriotes des zones occupées, dont la plupart sont manipulés par le M23 », indique le document remis aux autorités locales.

Selon la société civile de Walikale, certaines prises de parole publiques de ressortissants du territoire vivant à Goma s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à semer la confusion et à fragiliser les institutions locales.

« La déclaration de soi-disants notables de Walikale résidant à Goma, tout comme les diverses attaques du prétendu mouvement citoyen JLC contre les autorités légalement établies, s’inscrivent dans le même mode opératoire du Rwanda visant à distraire l’opinion publique », affirme la société civile, évoquant également une « volonté de dresser la population contre les Autorités, l’armée et les vaillants Wazalendo » engagés dans les combats.

Dans sa déclaration, la société civile annonce par ailleurs des démarches judiciaires en préparation contre les personnes mises en cause.

« Nous disons haut et fort que ces genres de manœuvres ne passeront jamais et, pour leur information, une plainte à leur charge est en gestation pour trahison, usurpation de pouvoir et de qualité », précise le document.

L’administration de territoire de Walikale recevant les manifestants. Photo de droits tiers.

Les autorités locales n’ont pas réagi publiquement dans l’immédiat à ce message. La situation sécuritaire reste volatile dans plusieurs zones du Nord-Kivu, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales se poursuivent.

Par LeJour

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