KINSHASA, – Les autorités de la République démocratique du Congo ont annoncé jeudi l’instauration d’une période d’observation obligatoire de 21 jours pour toute personne revenant d’une zone affectée par Ebola avant tout nouveau déplacement national ou international, après la confirmation en France d’un cas d’infection chez un médecin ayant travaillé dans la province de l’Ituri.

Selon un communiqué gouvernemental consulté par l’ACP, le patient est un médecin-réanimateur déployé par l’organisation humanitaire ALIMA dans le cadre de la riposte contre l’épidémie. Il a exercé du 22 mai au 19 juin au Centre de traitement d’Ebola du Centre médical évangélique de Rwampara, près de Bunia, avant de transiter par Kinshasa puis de rejoindre la France le 23 juin.

Les autorités congolaises ont indiqué que le praticien ne présentait « aucun signe clinique évocateur de la maladie à virus Ebola » lors de son départ de Bunia ni durant son séjour dans la capitale. Toutefois, en raison de ses fonctions au sein du dispositif de prise en charge, il était considéré comme exposé à un risque potentiel d’infection.

Arrivé en France, le médecin s’est présenté volontairement dans un établissement de santé, où des examens ont confirmé une infection par le virus Ebola de type Bundibugyo.

« Toute personne revenant d’une zone affectée devra désormais respecter une période d’observation de 21 jours avant d’effectuer un autre déplacement », a indiqué le gouvernement.

Kinshasa a également sollicité la coopération des autorités françaises pour le traçage et le suivi des contacts potentiellement exposés. Les dispositifs de surveillance demeurent renforcés aux principaux points d’entrée du pays, notamment aux aéroports de Bunia et de Kinshasa.

Par LeJour

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